Le film : La passion de Jésus-Christ
Un rappel émouvant et provocant
Monique Saulnier
Un film sur la passion de Jésus-Christ! Étonnant qu'en
2004, nous parlions encore de cette histoire. Mais qu'a-t-elle de
si particulier pour qu'un producteur comme Mel Gibson investisse
une somme considérable pour nous rappeler ces événements ?
Les premières images du film nous conduisent dans le jardin
de Gethsémané, où Jésus, en prière, implore Dieu pour cette
heure qu'il aura à subir, la Crucifixion. Ce long métrage
relate uniquement les douze dernières heures de la vie du
Seigneur Jésus-Christ. Gibson a tenté de reproduire l'histoire
de façon aussi authentique que possible, en respectant le
contexte historique et les Écritures. Pour ce faire, le film
est présenté dans les langues originales de l'époque,
l'araméen et le latin. Les images sont troublantes, frappantes
et violentes. Une question surgit inévitablement dans notre
esprit. Pourquoi Jésus a-t-il enduré toute cette souffrance
morale, physique et spirituelle ? N'était-il pas le Fils de
Dieu ? N'avait-il pas tout pouvoir dans les cieux et sur la
terre (Matthieu 28.18) ?
Il est impossible de rester indifférent devant ces scènes
d'injustice. Humainement parlant, pas un seul homme ou une seule
femme n'aurait pu traverser ces heures de souffrances et
d'angoisses sans passer par le découragement, la colère et
même la haine. Le film est fidèle aux paroles d'Ésaie 53.7 : « Et il n'a point ouvert la bouche, semblable à un agneau
qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux
qui la tondent; il n'a point ouvert la bouche. »
Quand le centenier est frappé à l'oreille, par compassion
Jésus le guérit instantanément. On comprend qu'il avait même
le pouvoir de s'auto guérir et pourtant, il n'a pas déployé
cette puissance pour lui-même. Il pouvait demander à une
légion d'anges de venir le secourir, mais il ne l'a pas fait.
Mais pourquoi? Quel était son motif ? Toutes les actions des
hommes ne répondent-elles pas à des motivations ?
Assise dans mon fauteuil, les larmes aux yeux, je ne pouvais
que constater la grandeur de l'abnégation de sa personne.
Jamais je n'aurais réagi comme lui. Jamais non plus je n'ai vu
quelqu'un agir comme lui. Jamais a-t-il prononcé un mot
déplacé. À l'agonie, il citait encore les Écritures jusqu'à
cette phrase finale : « Tout est accompli. » Il est
venu pour accomplir les prophéties. Il est venu pour accomplir
le plan de Dieu qui est de sauver les pécheurs comme vous et
moi.
Les paroles que Jésus a prononcées avant sa mort prennent
alors leur vrai sens : « Il n'y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15.13).
Tout au long du film, nous sommes interpellés par les
scènes. À qui nous identifions-nous ? Aux disciples qui n'ont
pu demeurer avec lui; à la foule qui criait : « crucifie-le », aux Romains qui l'ont maltraité; aux chefs
religieux qui cherchaient à s'en débarrasser ou à Judas qui
l'a trahi ?
Ce film est un message de la puissance, de l'espoir et de la
grâce de Dieu. Les récentes techniques cinématographiques
hollywoodiennes rendent ces quelques heures enveloppantes et
réalistes. Réservez-vous une soirée au cinéma, et, si vous
devez fermer les yeux devant certaines scènes, réfléchissez
au sens de la croix de Christ pour votre propre vie.
Ce film est présenté dans plusieurs cinémas à travers
le Québec à partir du 25 février. Informations www.thepassionofchrist.com
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