Tout perdre pour tout gagner
Monique Saulnier
Gambling, fraude, en passant par le monde de la drogue et des
gangs de motards, Joey a vécu ses passions à fond. Toutefois,
en octobre 2002, il fait face au combat de sa vie, qui le
conduit à Dieu qu'il a rejeté depuis son enfance.
Parti à l'âge de 16 ans après ses études secondaires pour
vivre librement sa propre vie, Joey s'installe à Montréal. Son
désir est d'être loin de sa ville natale, Shawinigan. Son
premier emploi au CN lui offre un bon salaire et une bonne
situation mais la rencontre de quelques copains et les sorties
dans les clubs le conduit sur le chemin des courses de chevaux.
Dès lors, l'amour du jeu le passionne à un tel point que son
salaire ne lui suffit pas pour vivre.
|
Il dit de lui-même :
« J'étais le candidat numéro un
pour le diable
et pour la mafia. » |
Il prend un autre emploi plus rémunérateur dans le domaine
de la finance. Il travaille pour une grosse institution
financière pour laquelle il devient le meilleur prêteur de la
province. Mais malheureusement, il devient en même temps, son
meilleur client. Il emprunte des sommes énormes pour combler
ses besoins pour le jeu. Sa passion s'était transformée en
fraude. « J'étais tellement croche », dit-il,«
que je faisais tout pour obtenir de l'argent »
Il commence à voyager un peu partout aux Etats-Unis et dans
le monde où il joue dans les grands Casinos. Toujours bien
habillé, un homme chic, il fréquente des gens de classe
fortunée et il rencontre des personnalités importantes du
Québec. Il se marie à une fille avec qui il a deux enfants.
Mais son amour du jeu finit par être découvert et le mariage
se termine par un divorce.
Joey n'est jamais rassasié par le gambling. Il ajoute à ses
nombreux déboires, l'alcool, le luxe, les voyages et les
dépenses folles. Pendant plusieurs années, il fait affaire
avec le monde de la drogue et des gangs de motards. Il peut
dépenser jusqu'à 40,000 $ US par soir dans le jeu. Toutes ses
dépenses le conduisent dans l'illégalité sous toutes ses
formes.
Par la suite, il rencontre une jeune femme, Carole, qui
chemine pendant 25 ans avec lui. Il y a quatre ans, elle change
complètement de vie. Elle accepte Jésus-Christ comme son
Sauveur personnel. Joey continue de vivre comme avant, mais
quand ça va mal, il demande à sa mère et à Carole de prier
pour lui. Il dit : « Quand je leur demandais de prier pour
que les choses s'arrangent, elles priaient pour que je perde
tout afin de me convertir ». Carole ne cesse de prier pour
lui, afin que Dieu touche son cœur. Elle connaît le passé de
Joey. Elle sait qu'il a été éduqué dans une famille
chrétienne et qu'il a entendu toutes les histoires de la bible
dans son enfance, tant à la maison, qu'à l'Église et dans les
camps chrétiens. « Fils unique, j'avais reçu le meilleur
de mes parents », dit-il. Mais malheureusement, tout cela
était bien loin.
Il s'enfonce de plus en plus dans le mal, jusqu'au jour où
il n'en peut plus. Il veut se suicider. À cette même période
l'Église se met à intercéder pour sa conversion. Un soir,
l'arme dans la main, il craque. Il appelle un pasteur et lui
demande de prier pour lui. Il est alors convaincu qu'il ne doit
pas s'enlever la vie, mais il résiste encore à l'appel de
Dieu. Il dit de lui-même : « J'étais le candidat numéro
un pour le diable et pour la mafia ».
Sa vie est complètement bouleversée le premier octobre
2002, lorsqu'une visite chez le médecin révèle qu'il a un
cancer du poumon et métastases au foie et qu'il lui reste que
deux mois à vivre. Deux jours après cette annonce, agenouillé
sur le plancher de sa chambre, Joey élève la voix à Dieu en
pleurant à chaudes larmes : « Dieu, me voici, je viens tel
que je suis. Longtemps je t'ai résisté. Aujourd'hui, je
reconnais que ma vie est un gâchis. J'ai besoin de toi, je te
demande pardon pour tous mes péchés, ma rébellion, mon
orgueil. Viens prendre le contrôle de ma vie ». Ce
soir-là, Joey ressent l'amour de Dieu l'envahir dans tout son
être. Il sait qu'il est pardonné par le sang de Jésus-Christ.
Il reconnaît que Dieu l'a empêché de mettre fin à sa vie,
d'être le sujet des règlements de compte ou de mourir sous les
nombreux accidents et incidents dont il fut l'objet. Il dit à
Dieu : « Tous les jours que tu m'accorderas au-delà des
deux mois qui me restent, je te les donne pour te servir et te
faire connaître ». Le 28 octobre 2003, Joey s'unit en
mariage à Carole, la femme de sa vie.
Alors que vous lisez ces lignes, Joey vient de livrer son
dernier combat. Le 29 octobre 2003, il est entré dans la gloire
avec son sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. Comme il l'a
conclu, il a consacré ses dernières heures à partager sa foi.
Son désir? Que ceux qui ont glissé comme lui dans le gouffre
du mal, remettent leurs vies entre les mains de Dieu qui a la
puissance de les délivrer et de les sauver pour l'éternité.
Vous pouvez écouter son témoignage sur le site
www.ebee.qc.ca sous la rubrique message/témoignage.
|