Jamais plus les mêmes
Gilles et Monique Saulnier
Nous atterrissons à Bruxelles, capitale de la Belgique, le 4
juin. Ce projet conçu depuis un an, et devenu un projet
d'Église, se réalise. Notre mission est de remplacer les
pasteurs en vacances et retournés dans leurs pays. Jean-Pierre
et Abie Greth nous accueillent chaleureusement, favorisant notre
adaptation.
La caissière du supermarché dit sur un air
chantant en remettant la monnaie et la facture: « S'il
vous plaît ». Avons-nous oublié quelque chose ? Non,
c'est la coutume, plutôt que de dire merci. Même si nous
parlons la même langue, nous nous exprimons différemment. Nous
assistons à des cultes de différentes langues et cultures. Les
églises sont petites. L'Europe est un champ de mission. Nous
faisons la connaissance de missionnaires américains et
canadiens. Un proverbe indien dit : « On ne peut juger un
autre, avant d'avoir chaussé ses mocassins ». Le coût
élevé de la vie, le manque de conversions, le peu de croyants
dans les églises et les contraintes physiques de leur mode de
vie sont pour les missionnaires un défi continuel. Nous
apprenons à restreindre notre besoin d'eau, à économiser
l'électricité, à calculer nos déplacements vu le prix
élevé de l'essence. Plusieurs visites se transforment
littéralement en " cours d'histoire" écrite sur les
pierres.
Nous visitons des bâtiments datant du 10e siècle, mais
aucun être humain n'y a survécu. De la Slovaquie à la France,
de la Grande-Bretagne à la Suisse, les besoins de l'être
humain sont les mêmes. La réalité est que tous les hommes
meurent et que tôt ou tard, ils doivent rendre compte à leur
Créateur. L'urgence de proclamer la Bonne Nouvelle nous
interpelle partout sur la terre. Le 29 août, nous sentons à
nouveau l'air frais de Mirabel, ayant sur nos cœurs une
nouvelle page d'histoire écrite et vécue par l'expérience.
Cette phrase de Jean-Pierre : « Après ce voyage, vous ne
serez plus jamais les mêmes », est devenue une réalité.
|