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Lettre de nouvelles
SAUL DE FARCE
Au ralliement provincial « Hommes en Marche », mars
2002, Gatineau
Ouille alors! C’est vermouilleux d’être enfin arrivé à Gatineau. En venant ici avec mon manteau complètement impermouillable, cousu avec du fil à retordre, j’ai été arrêté par un agent de police. Comme je mangeais une arachide il m’a donné une amande!
On m’a raconté dans les coulisses que vous venez l’année dernière de célébrer le 30e anniversaille de votre Assaucissation. J’étais parmi vous il y a deux ans à votre congrès à l’Église de Trèsbonne- Macouche où il y a des brebis et des Bourque! Vous savez que je connais votre hystérique moi, l’hystérique des hommes de l’Assaucissation. Il y a très très énormément jadis, tout a commencé en Ontario à lacolle théologique. Des hommes ordinaires sont allés à lacolle. Ils avaient compris que si tu vas pas à lacolle tu pourras rien retenir! On s’énervouillait, c’était le sémigrosnerf! On cherchait des jeunes qui étaient prêts à tout laisser, des vrais démissionnaires! Pendant ce temps là, ici dans la belle Trop mince, c’était la grande noirceur, c’était triste, il y avait pas beaucoup d’espoir, c’était le début de l’époque DuPlessimisme! Il y avait toutes sortes de problèmes, on savait pas quoi faire, ça buvait, ça fait longtemps après-tout, c’était l’époque de l’homme des tavernes! Il y avait pas beaucoup de vrais croyants. On leur parlait toujours en protestant! Ces démissionnaires avaient compris que si Dieu a donné ses 10 commandements on pouvait pas les laisser sur des tablettes!
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« ...des vrais slalhommes
... astronhommes ... des gastronhommes ... des forhommes, ou même des éconhommes. »
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Ils ont donc travaillé fort. Ils ont assommé leur responsabilité. Ils sont pas arrivés comme ça comme un cheval sur la soupe. Ils ont pas attendu pour venir d’être un concile de Trente! Ils étaient pas nombreux, on aurait pu les compter sur le dos de la main! Deux frères sont venus dans le nord pour mettre le feu avec l’évangile, c’étaient les frères Néron. Ils étaient bien nourris avec du boeuf Wellington! Il y en a qui étaient pas contents de voir ses démissionnaires annoncer la bonne Parole. On voulait qu’ils soient comme des avocats qui pratiquent derrière le barreau. En même temps d’autres jeunes démissionnaires sont venus dans les années 50 et 60: un jeune qui voulait toujours être égal à lui-même, Ernest Kif-Kif; un français devenu un bon ami, notre ami-ricain, qui est dur à suivre, Jacques Alexténuant; un autre habitué au froid, William-Henry Frais; un homme très calme, faut pas se faire de Bile Phillips; et un très populaire, on votait toujours pour lui en disant : « Elisez Beau, Elisez Beau! » et bien d’autres aussi.
Là, les Églises ont grandi avec la révélation tranquille avec les drogues partout qui se vendaient à un rythme stupéfiant! Le Québec a changé, il y eut l’Expo, le métro où les gens transpirent en commun, les Oeufs lympides. Il y a eu de jeunes hommes qui ont poussé, poussé qui voulaient faire comme des pompiers, ils voulaient pas rester longtemps en bas de l’échelle. Il y a eu des jeunes brillants comme des poches de tisanes qui ont presque la science qui infuse. Dans les collèges et à l’adversité plusieurs ont reçu des diplômes. J’en ai moi-même vu à une soirée spéciale, je cherchais du travail, et quand je suis arrivé, il restait pas grand chose à manger, seulement que quelque hors-d’oeuvre. C’est pour ça je suppose qu’on appelle ça la collation dégrade.
Donc plusieurs Églises ont commencé et le Sauveur a touché beaucoup de gens. Après 30 ans, il faut que ça continue. Moi, je suis unanime là-dessus! C’est trentant de vous dire quelque chose : les hommes il faut se retrousser les coudes. Il faut pas se croire accumulé au pied du mur. Il faut pas être comme des hommes qui
veulent éviter tous les problèmes, tous les obstacles, des vrais slalhommes! Dieu peut employer toutes sortes d’hommes comme des astronhommes, des gastronhommes, des amateurs de hockey, des forhommes, ou même des éconhommes. De toute façon tu ne peux pas tout avoir. Où mettrais-tu tout ça? Bien sur tout coûte plus cher c’est vrai, même mourir coûte plus cher. Les cimetières montent les prix à cause du coût de la vie! Il y a même le garnement qui veut plus d’argent des pasteurs, qui sont pas riches les pôvres! J’ai entendu qu’on allait jusqu’à leur imposer les mains!
Nous les hommes, on peut pas se contenter de rouler dans nos belles voitures musicales, décibelles voitures, avec des freins à disque et des pneus-radio! L’Assaucissation, avec les Hommes en Marche, c’est comme un verbe conjugué au passé indéfini, au présent plus-que-parfait et au futur drôlement conditionnel! Moi je dis qu’on traversera la rivière quand on sera rendu au bout du tunnel. Si on veut s’encourager les hommes, il faut faire des pieds et des mains pour mettre le doigt sur la solution. Il faut arrêter de tourner l’affaire dans la plaie!
Moi je dis que des vrais hommes au Québec, c’est comme un ourson, il en faut beaucoup peluche! Il faut continuer à répandre la Bonne Semence, parce que les hommes se meurent. Comme un cultivateur, il faut semer, car après tout, Dieu bénit ceux qui sèment!
Par André Constant, pasteur Église Baptiste Évangélique de Hull.
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