Journal « Vers la Vie »
 Archives | www.aebeq.qc.ca | |


   Une question de famille… 

Dr James DobsonQUESTION: Dernièrement, notre fille de 14 ans est venue nous voir, mon mari et moi, pour nous annoncer : «Je suis enceinte.» Rien ne nous a jamais autant bouleversés que ces paroles. Quelle attitude allions-nous devoir avoir envers elle à présent ?

DR. DOBSON: Devoir faire face à la grossesse d’une adolescente est une des épreuves les plus difficiles à laquelle des parents puissent être confrontés. Lorsque la nouvelle est annoncée, il est naturel d’éprouver de la colère envers la fille qui a fait entrer cette humiliation et cette souffrance dans sa vie. Comment cette enfant a-t-elle pu faire quelque chose d’aussi stupide et de douloureux, à elle-même, ainsi qu’à la famille entière !

Une fois que vous avez repris vos esprits, cependant, une réaction plus rationnelle et plus aimante est appropriée. Ce n’est pas le moment des récriminations. Votre fille a besoin de votre compréhension et de votre sagesse maintenant plus que jamais. Elle va devoir faire face à de nombreuses décisions importantes dans les mois à venir, et vous ne pouvez pas vous permettre de prendre de la distance.

Si, dans cette situation particulière de stress, vous parvenez à rassembler suffisamment d’amour et de force, vous serez à même de créer un lien qui ne se tisse bien souvent qu’entre ceux qui ont traversé une crise ensemble.

Le docteur Dobson est président de l’organisation sans but lucratif ‘Focus on the Family’, P.O. Box 444, Colorado Springs, CO 80903 ; ou : www.family.org Les questions et leurs réponses sont issues de « Solid Answers », publié par Tyndale House, Copyright 1999, James Dobson Inc.

Pour des informations et des ressources pour la famille, visitez le site web d’Objectif Famille : www.objectiffamille.ca 

Question : Comment préparer ns jeunes enfants aux agressions qu’ils subiront au cours de l’adolescence au niveau de leur estime personnelle? Pour moi, ce fut une période difficile à vivre, et j’aimerais que mes enfants la vivent mieux.

DR. DOBSON: Une approche importante consiste à enseigner aux garçons et aux filles la pratique d’une ou plusieurs disciplines qui leur serviront de compensation plus tard. Et au moment des années difficiles, cela va leur faire du bien d’avoir appris quelque chose qui les stabilise quant à la perception qu’ils ont d’eux-mêmes. Je parle ici aussi bien de l’apprentissage du basket-ball, du tennis, de l’électronique, des arts, de la musique, que de l’élevage de lapins, pour s’amuser ou pour les vendre. Ce n’est pas tant ce que l’on apprend à son enfant qui compte, mais c’est qu’il apprenne quelque chose dans lequel il se sente à l’aise lorsque tout autour de lui semble lui dire : « Qui es-tu et en quoi tu es important? »

L’adolescent qui n’a pas de réponse à ce genre de question est laissé sans défense à une étape de sa vie où il est très vulnérable. Aider son enfant à développer et maîtriser des aptitudes qui lui serviront de compensation peut s’avérer être l’un des meilleurs atouts que vous, en tant que parents, pourrez lui apporter au cours des années du primaire. Cela peut même valoir la peine d’obliger votre enfant insouciant à suivre des cours, à pratiquer, à participer à des compétitions et à apprendre ainsi une discipline qu’il n’appréciera pas forcément avant quelques années.

En Action — Journal de l'Association d’Églises Baptistes Évangéliques au Québec, Vol. 1 No 3 Été 2002