Journal en Action
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   L’amour en action 

Bernard Malouin

L'amour en action
L’amour en action: lors de la soirée d’évangélisation « Pâques 2002 » à Montréal, les chrétiens ont apporté assez de denrées pour nourrir 600 familles dans le besoin.

Dans les années 50 jusqu’au milieu des années 70, deux questions fondamentales trottaient dans la tête des Québécois et des Québécoises : « Pourrais-je aller au ciel et être accepté par Dieu? Puis-je être certain et assuré de cela aujourd’hui? » Ces questions émergeaient de la réalité de l’enseignement des prêtres catholiques qui laissaient entendre que c’était par les bonnes oeuvres que l’on pouvait être sauvé et accepté par Dieu pour l’éternité, mais sans aucune véritable certitude.

C’est à cette époque-là que nos prédécesseurs de confession évangélique sont arrivés. Ils communiquaient le message d’espoir le mieux adapté qui soit : l’assurance du pardon complet par le sang de Jésus-Christ et la certitude d’aller au ciel avec Dieu, par sa grâce. Quel merveilleux message pour des Québécois sans véritable espérance.

Aujourd’hui, par contre, nos contemporains disent avec véhémence : « L’enfer est sur la terre! » Leur souci n’est pas la certitude d’éviter l’enfer après leur mort, mais de sortir de « l’enfer » sur cette terre. Contrairement à nos ancêtres, ils ont une certitude : c’est que la vie les a blessés.

Aujourd’hui, plus de deux personnes sur trois ont vécu un divorce ou une séparation. Quarante Québécois se suicident chaque semaine. Nous retrouvons de plus en plus de comportements compulsifs et de maladies psychologiques de toutes sortes—du jamais vu dans l’histoire du Québec.Présenter l'Évangile sans montrer l'amour de Dieu de façon concrète est un non-sens

La caricature nous démontre comment nous devons être sages dans notre intervention auprès d’eux. Présenter l’Évangile sans montrer l’amour de Dieu de façon concrète est un non-sens.

Dieu nous dit dans Hébreux 13.7 : « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu;...et imitez leur foi ». Nous devons imiter nos prédécesseurs en apportant un message qui répond aux besoins de nos contemporains qui passent par la souffrance.

Parlons-leur de l’amour de Dieu, mais soyons aussi des intervenants qui leur démontrent concrètement l’amour de Dieu aujourd’hui. Avant de leur demander de venir à l’église, l’Église doit leur démontrer de l’intérêt. Nous devons leur parler de Jésus qui promet le ciel après la mort, mais aussi de Jésus qui « parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple » (Mt. 4.23). Jésus veut guérir les vies brisées.

Donnons-leur l’espoir de sortir de « l’enfer » qu’ils vivent en faisant ce que Dieu nous dit dans Tite 3.8 : « Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer de bonnes oeuvres. Voilà ce qui est bon et utile aux hommes. »

Il y a deux aspects à l’évangélisation : soit la proclamation claire de l’Évangile et la pratique de son message dans notre vie de tous les jours. Le monde a besoin de Christ. Faisons-leur du bien en prêchant et en pratiquant la Bonne Nouvelle.

En Action — Journal de l'Association d’Églises Baptistes Évangéliques au Québec, Vol. 1 No 3 Été 2002