| Le samedi 22 septembre, plus de 200
personnes ont assisté à la formation sur la prière donnée par
Daniel Henderson à l'église de Longueuil. Il a ensuite enseigné
un cours à Sembeq, axé surtout sur la prière en communauté. La
leçon est maintenant mise en pratique.
François Turcotte, pasteur à St-Hyacinthe, raconte :
« La formation sur la prière en groupe m'a beaucoup édifié.
Je suis à nouveau motivé à vivre dans la présence de Dieu. Nous
ne pouvons diriger une Église seulement par la technique humaine et
l'organisation, il nous faut marcher avec Dieu. À tous nos efforts
administratifs, nous devons joindre la recherche constante de la
volonté de Dieu et de la puissance qui nous vient de lui seul. »
Entraîné par l'effet qu'a produit ce séminaire, il poursuit en
disant : « Tous les leaders de groupe de prière de mon Église
ont écouté cette conférence et appliquent maintenant une prière
basée sur la louange, sur le fait que Dieu soit adoré. » L'Église
de Saint Hyacinthe veut développer de plus en plus une vie de prière
dynamique. Francois dit avoir été touché par la citation de
Spurgeon : « Je préfère enseigner à un homme à prier, qu'à
dix hommes à prêcher. »
Emballé par la façon de prier pendant une longue période, Gilles
Saulnier, pasteur à Saint-Hubert, emploie cette méthode qui
consiste à alterner la prière d'adoration envers Dieu, la louange,
la lecture de la Parole, l'intercession, le chant d'adoration et
encore. Il constate que pour une personne active, c'est une
excellente méthode. « Dieu ne regarde-t-il pas au coeur de
l'adorateur? » dit Gilles. « Enfin, prendre une
formation comme celle-ci, change vraiment la manière de percevoir
la prière. C'est un rafraîchissement pour l'âme. »
Gilles Paquin, pasteur à Châteauguay, a commencé un
temps de prière de 30 minutes avant le culte du dimanche matin.
« Je suis très heureux d'avoir suivi ce cours et espère voir
un renouvellement spirituel dans notre province », dit-il.
Gilles compte aller à Sacramento en Californie pour participer à
une retraite de prière à l'Église de Henderson.
Les pasteurs de la Rive-Sud de Montréal ont, pour leur
part, pris l'engagement de rendre compte les uns aux autres en ce
qui concerne leur vie de prière.
« Quel rafraîchissement de rester si longtemps dans la présence
de Dieu. »
« Dieu a fait au-delà de ce que je lui avais demandé pour
la rencontre. »
« Dieu m'a instruit sur la façon d'animer une rencontre de
prière de réveil. »
Voilà quelques-uns des commentaires émis par les membres du
Conseil de l'Association lors d'une journée de prière intensive,
le 24 janvier dernier. |
En effet, l'année dernière le Conseil sentait profondément le
besoin d'intercéder auprès de Dieu, pour qu'il visite à nouveau
notre Association comme dans les années 70.
Nous constations maintes difficultés auxquelles faire face :
nombreuses Églises sans pasteurs, difficultés majeures chez un
certain nombre de couples dans le pastorat, « burn-out »
nombreux chez les pasteurs, Églises en difficulté, tensions dans
les conseils d'Églises, divorces de plus en plus nombreux dans les
Églises, matérialisme envahissant, quasi absence de prière etc.
Le bilan de nos difficultés était accablant.
Alors, suite à l'encouragement de l' Association transcanadienne
qui accentuait notre besoin d'être aussi connus pour notre vie de
prière, le Conseil décida de décréter une journée de prière et
d'humiliation devant Dieu pour qu'il intervienne en notre faveur.
Le temps de prière était calqué sur 2 Chroniques 7.14 :
« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom, s'humilie, prie
et me cherche, s'il se détourne de ses mauvaises voies, je
l'exaucerai des cieux, je guérirai son pays. »
Après un temps béni d'adoration, nous avons demandé à notre
secrétaire Michel Habib, avec l'apport des autres membres du
conseil de déclarer les péchés qu'il considérait communs à nos
Églises. Malheureusement, la liste était plus longue que nous
l'aurions aimé. Ce fut un temps réel d'humiliation devant notre
Dieu.
Puis comme le prophète Daniel, nous, les leaders du Conseil
avons confessé devant notre Dieu pendant plus de deux heures nos péchés
personnels et ceux de nos Églises. Nous reconnaissions nos nombreux
manquements et avons demandé qu'Il nous fasse grâce.
La présence de notre Maître était palpable. Le résultat final
fut un temps prolongé de prières ininterrompues pendant six heures
(à la surprise du président de la rencontre) où nous avons
confessé intensément, prié énergiquement; tout cela intercalé
de pièces musicales spontanées appropriées. Ce fut une riche expérience.
Votre Conseil désire communiquer que la prière doit redevenir
l'arme efficace qu'elle aurait dû toujours être. La prochaine
rencontre de votre Conseil sera précédée de deux heures
d'intercession pour les besoins de notre Association.
La prière est comme la force d'aviation : sans ses frappes, il y
a de nombreuses pertes au sol.
Richard Houle,
membre du Conseil de l'Association. |